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Chevrolet: un nom, une légende, une montre

Derrière une entreprise, une marque, il y a toujours des femmes et de hommes pour écrire l’histoire. Celle de Chevrolet ne déroge pas à cette règle, mais elle est à sa genèse le rêve d’un seul homme : Louis Chevrolet.

Le jour de Noël 1878, Marie et Joseph (ça ne s’invente pas) deviennent les heureux parents d’un petit garçon qu’ils appelleront : Louis. Né en Suisse à la Chaux-de-Fonds, capitale de la haute horlogerie, où son père y exerce le métier d’horloger, le jeune Louis montre alors très vite son goût pour la mécanique. Il aimait aider son père dans ce travail minutieux et exigeant que réclame la haute horlogerie. La famille Chevrolet était originaire de Bonfol dans le canton du Jura, à quelques kilomètres de la manufacture horlogère qui porte aujourd’hui le nom de cette famille illustre. ils y ont vécu de longues années, avant de s’installer en France. Et c’est ici, à Beaune, que le tout jeune Louis débute sa carrière de mécanicien. Ce n’est pas des montres qu’il répare, mais des vélos. Un bon début pour faire son apprentissage. C’est également ici que les premiers désirs d’aventures naissent dans l’esprit voyageur de Louis Chevrolet. L’Amérique le fait rêver, mais il est encore trop tôt.

On le retrouve à Paris, chez Darracq, célèbre constructeur automobile du début du XXe siècle et préparateur de voitures de courses. Une formidable opportunité pour le jeune homme, d’apprendre la rigueur de la performance. À 22 ans, Louis Chevrolet arrive aux Etats-Unis et est engagé chez De-Dion-Bouton à New-York. Nous sommes en 1900 et tous les rêves sont ici possibles.

Le nom de Louis Chevrolet commence à se faire connaître aux quatre coins du nouveau continent.

Naissance d’un champion

Il ne faudra pas longtemps à Louis pour montrer ses talents. Si la mécanique est un art qu’il maitrise, il est également un excellent pilote. Il débute sa nouvelle carrière chez Fiat et remporte dès 1906 sa première course. En 1907, il bat le record du “Mile” avec une Darracq et sera classé en 1909 deuxième meilleur pilote du championnat américain. Le nom de Louis Chevrolet commence à se faire connaître aux quatre coins du nouveau continent. Il profite de sa notoriété pour se lancer dans l’aventure industrielle en créant en 1911, la “Chevrolet Motor Company of Michigan” dont la devise sera “ Never give up” (n’abonne jamais). La première Chevrolet produite fut la Classic Six, une berline haut de gamme, soignée dans ses détails et particulièrement innovante pour son époque. Si sa ligne était dans les standards de ce début du XXe siècle, elle brillait par de nombreuses attentions facilitant la vie de ses cinq passagers. Son système décapotable était naturellement très apprécié de la clientèle permettant d’utiliser la voiture toute l’année. Elle était équipée d’un moteur 6 cylindres en T de 4,9 litres pouvant atteindre sans efforts 105 km/h et disposait d’une boîte de vitesses à trois rapports dont le levier était installé au plancher. Comble de la modernité et du luxe, son tachymètre était éclairé. C’est à ça que l’on mesure les progrès réalisé dans l’automobile en les comparant à nos voitures actuelles. Toujours est-il qu’en 1911, la Chevrolet Classic Six avait de sérieux arguments pour séduire. Mais pour Louis Chevrolet une nouvelle page allait s’écrire. Suite à de nombreux désaccords avec son associé William Durant, il cède ses parts et son nom et construit sa propre voiture de course. Puissante et légère grâce à l’utilisation judicieuse de l’aluminium, elle va asseoir la réputation de Louis Chevrolet. Malheureusement, son jeune frère Gaston trouvera la mort à son volant en 1920 lors d’une course ; il n’avait que 28 ans. Cette tragédie a touché toute la communauté de la compétition automobile et Gaston Chevrolet fut sacré Champion d’Amérique à titre posthume.

Après le décès de Gaston, Louis est retourné à ses premiers amours, la mécanique. Il fonde alors avec son frère Arthur l’entreprise “Chevrolet Brothers Manufacturing Company”. On y élabore et construit des moteurs d’avion et bien sûr des moteurs pour l’automobile. Louis s’éteindra le 6 juin 1941 suite à une longue maladie et sera enterré à Indianapolis, il avait 62 ans. Le cimetière public d’Indianapolis a installé un mémorial afin de rendre hommage à cet homme exceptionnel qui a su inscrire son nom dans l’histoire de l’Amérique.

Retour aux sources

62 ans après le décès de Louis Chevrolet, un homme décide d’acheter les droits de ce nom devenu mythique. Derrière cette nouvelle histoire : André Saunier. Un passionné et un rêveur éveillé, animé par sa créativité et son audace. Trois années s’écoulent et en 2006 s’éveille la société “Louis Chevrolet Swiss Watches Company”. Si Louis pouvait voir ça, il penserait certainement que la boucle est bouclée. L’enfant de la Chaux-de-Fonds, l’enfant de Bonfol revient au pays, le nez dans la mécanique, mais cette fois horlogère. Tout cela a du sens, automobile et horlogerie ont tellement de points communs, tellement à partager… En 2016, l’entreprise accélère le mouvement, se révèle plus “rebelle” cassant les codes de l’horlogerie traditionnelle pour le plus grand plaisir de sa clientèle en quête de modernité. Sa manière de commercialiser ses produits en direct depuis sa manufacture basée à Porrentruy, dans le Jura Suisse, si près de l’enfance de Louis, ou sur Internet, est déjà un signe de changement, permettant de réduire le prix de vente tout en proposant des montres de qualité, fabriquées en Suisse, of course !

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Écrit par

Motard de presse, journaliste moto et life style, “Dominique” a plus d’un million de kilomètres au compteur. Après 15 années de journalisme dans l’univers du luxe où il s’est imprégné du savoir-faire des grandes marques en termes d’organisation.

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